Final Flash : Après le déluge
SKUNK, février ’10
La feuille de route du quintette montréalais Final Flash a de quoi impressionner. Après des passages remarqués aux Canadian Music Week, Pop Montréal, M pour Montréal, Whistler Canadian Music Showcase de même qu’à South by Southwest – où ils récidiveront en mars prochain – en plus d’une tournée en Chine l’an dernier, le groupe de folk-rock-psychédélique ne chôme pas. Récemment repéré par EMI (et sous contrat avec Indica au Québec), 2010 s’annonce du coup tout aussi chargée. Si ce n’est plus. Seul ombrage au tableau : aucun album sur le marché pour le moment. L’objet, initialement promis à l’été 2009 puis repoussé à maintes reprises, suscite une attente qui a de quoi irriter Joey Chaperon Cyr, chanteur du groupe : « Mets-en, on est en train de déprimer ! » Une déprime bien relative, va sans dire.
Avec un buzz qui s’est répandu comme une traînée de poudre et une sortie d’album prévue pour mars, le jeune homme semble tout de même bien heureux du résultat réalisé par Jace Lasek (Besnard Lakes) : « Ça a cliqué de façon automatique entre nous. On se surprenait à avoir les mêmes réflexes et les mêmes idées, c’en était pratiquement troublant par moments. »
Intitulé Homeless, le gravé nous présentera le fruit d’un travail mis en branle il y a un peu plus d’une année. Un décalage qui s’explique en partie par l’ajout de EMI à l’équation: « Ils veulent cerner le public avant tout, élaborer des stratégies, faire un lancement digne de ce nom, etc… » Disons en somme que la machine mise de l’avant a un peu plus de moyens pour corroborer ses ambitions.
Au fait, signer avec un major, ça change pas le monde, sauf que… « Je n’y pense pas vraiment… Si j’avais eu 19 ans, je serais tout excité mais bon, ce n’est pas le cas et puis j’ai surtout hâte que l’album sorte, que les choses se mettent réellement en branle. Disons que je suis plus terre-à-terre. Et c’est un milieu où l’on se fait beaucoup de promesses mais il faut savoir jongler avec l’imprévu…. Tsé, la tournée en Chine s’est soldée en trois jours ! tout ce que je veux, c’est de faire le plus de shows possible. C’est vraiment là que ça se passe. »
Plus discret sur son passé musical, notamment au sein de formations grindcore, Joey explique ses réticences à aborder ses fantômes : « Ça donne des fausses pistes … Si tu me disais que Converge fait un album pop, ça va me mettrait en câlice. Je ne veux pas être perçu comme le gars qui ramollit pour pogner. J’ai toujours écouté de toutes les sortes de musiques. Du metal au folk. Et je ne voudrais pas que les gens essaient d’entendre les consonances grind dans Final Flash. » Voilà qui est clair.
Et ledit son de Final Flash, on le décrit comment ? « C’est difficile à dire, c’est sûr qu’on trippe sur les années 60-70, le psychédélique, le folk. En fait, disons que mon rêve dans la vie serait d’être en 67 pour faire un album. » À défaut de quoi, 2010 fera l’affaire.
http://www.myspace.com/finalflash

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